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*En 1429 naquit à Galluccio Gioannantonio Campano,
humaniste célèbre, évêque, gouverneur, poète et écrivain, orateur illustre. Il dit
lui même, dans un Fragment Autobiographique : loin peut-être, à peine trois milles
des Lires ; Galluccio
est ma patrie et *Selon des éléments substantiels, les biographes des environs de
la patrie de Campano ont été daccord, parce que lhumaniste a laissé dans
cette intention des notices très précises. Il vit la lumière à Cavelle, un village
rural de la Campanie supérieure, situé près du mont Camino. La montagne, après une
légère pente recouverte de pâturages, devient âpre et rocheuse, jusqu'à des
aspérités faisant rempart naturel entre la vallée du Garigliano et le passage obligé
de Montelungo, par lequel passe la route qui de Cassino mène à Mignano Montelungo
Au XVe siècle, Cavelle formait, avec
trente-cinq autres villages, la commune de Galluccio. Le village, où Campano est né,
existe toujours et conserve les caractéristiques du
temps passé. À peu de distance, se trouve le centre principal, Galluccio, qui a donné
le nom à l'entier territoire environnant. Même Galluccio conserve encore beaucoup de son
aspect médiéval. Les maisons, dominées par la belle église de San Stefano et du
magnifique clocher gothique, sont situées sur une pittoresque proéminence entourée de
chaque côté de rochers importants. Ceci fait penser quau XVe siècle il y avait un
château très fortifié et imprenable, correspondant au rôle défensif nécessaire en
cas dinvasions ennemies. *Son père
s'appelait Puccio Teolis et sa mère Gioviniana, qui mourut prématuréement, lorsque
Giannantonio avait trois ans. Son nom était donc Teolis
(ou De Teolis) : mais doù dérive l'appelation de Campano ? *En 1447 il fut instituteur auprés de De ingratitudine fugienda, en trois livres De félicitate Thrasimenti De vita et gestis Brachii, en six livres Carmina (environ tremila vers) Eloge funèbre pour le père de Giacomo de la Ratta, gouverneur de
Pérouse Eloge funèbre pour la mort de Nello Baglioni Trois oraisons Lettres, en six livres. *Il
collabore, en outre, avec le typographe Han pour la diffusion des oeuvres des classiques,
comme correcteur. Avec la fréquence de sa présence près du Pape, grand styliste et
mécène, il devient son poète préféré : avec lui il partagea la passion pour les
choses quotidiennes, la description de paysages idylliques, l'amour pour la nature et pour
l'histoire. Le Burckandt souligna la jovialité de son temperament, la finesse de ses vers
et autres qualités quil croyait aptes à susciter la bonne humeur. *Campano ne
fut pas admirateur inconditionnel pas plus qu'un bouffon de cour a affirmé de
Bernardo. D'autre part, le Pape le nomma évêque seulement
lorsquil se fut assuré de ses mérites effectifs. Durant ces années il composa la
Vie du Pape, publiée après la mort du Pontife : il décrivit le pape selon son style et
son goût, en le décrivant comme un homme doux dans sa grandeur, savant, qui
préférait la paix à la guerre, en entreprenant cette dernière seulement lorsquil
y était obligé et après avoir cherché toutes les
façons de l'éviter (guerre pour la succession au trône de Naples, entre Angioini et
Aragonesi, qui fit échouer le congrès de Mantoue). Le style de l'oeuvre est clair, avec
des descriptions rapides et des phrases concises. Il composa même « De fratris
orbitu », oeuvre pour la mort du frère du cardinal Ammannati. *En 1462 il fut ordonné évêque et eut la rettoria de S. Sossio
à Frattamaggiore et le Prieuré de S. Marie de Montoro à Salerne ; enfin il eut le
siège de Crotone. En 1463 il prononça l'« oratio cinerica » devant le pape
et devant toute la cour pontificale : en raison de sa fougue oratoire il dépassa le temps
qui lui était concédé et le maître de cérémonie dû le rappeler à lordre pour
le faire cesser ; cette action lui coûta cher, il fut exonéré de *Du 1465 au 1468 il
fut à la cour de pape Paolo II (le cardinal Barbo) ; de 1468 à 1471 à Rome (où il lia
amitié avec le cardinal Bessarione). En 1472 il fut nommé gouverneur de Foligno, ensuite
de Todi et ensuite de Città di Castello, dont il fut ôté en1474. En 1471 il participa
à la Diète de Ratibone, organisée par l'empereur Federico III, pour pourvoir à
l'avancée des Turques dans les Balkans. Le légat de Paolo II était le cardinal
Francesco Todeschini Piccolomini (futur pape Paolo III). Il connaissait
bien la langue et la culture allemande et était neveu du pape Pie II. En Allemagne on
conservait un bon souvenir de lui, de cet ami de la nation allemande. Le second poste dans la légation fut attribué par le Pape à
Campano, pour ses qualités déloquence et de très bon styliste : en effet les Allemands aimaient les
elégants discours latins. Campano eut la charge de présenter le discours officiel
devant la Diète, mais l'occasion ne se présenta jamais ;
ainsi il emploia son temps à écrire des Lettres depuis l'Allemagne, dans lesquelles il
expliquait qu'en Allemagne il y avait très peu de choses dignes d'y être décrites de la
part d'un talent latin : en effet on remarquait la négligence à se vêtir, on
semployait à ordoner les maisons plus
à l'extérieur qu'à l'intérieur, incroyable ignorance générale, grand nombre
divrognes...Dans ces conditions, la très belle oraison de Campano ne pouvait pas être présentée, en raison de la discorde née avec
les principes des allemands. La Diète fut transférée à Nuremberg. *Campo, dans une lettre au Pape écrivit : « Nous sommes
davantage humiliés nous qui pendant un temps avons tant oeuvré !
Pour notre
retour, je vais voir pour allumer un cierge devant l'image de *En 1472, à lenterrement de la comtesse d'Urbino, Campano
parle plusieurs heures devant six mille personnes qui étaient en larmes. En 1477 il vient
à Sienne, où le 5 Juillet il mourut , à
l'âge de 48 ans. Il fut enterré dans le cathédrale de la cité, dans la chapelle
Battiste : pour sa tombe le
Poliziano composa une épigrafphe. Campano fut auteur historique, narrateur d'événements
mais même commentateur etico-politique qui éclaire
le niveau humain et psychologique des personnages : il affirmait que lhistorique
n'est pas révocable mais testament. Etroits étaient ses liens avec le monde paysan,
aussi pour des raisons de fierté et de défit, souvent, en plaisantant avec les amis, il
disait se sentir plus laboureur qu'orateur. Ses pages peuvent se définir plus belles,
plus sereines, plus raffinées de l'Uma nesimo latin, sans exception même pas pour
Petrarca et Boccaccio : lhumaniste est la conscience de la valeur de la poésie et
de son éternité. Campano fut habile maestro du style, personnage facile et spontané,
exquis et joyeux, agréable à écouter. La première biographie de Campano fut citée par
le canonique milanais Mchele Ferni, ajoutée à la première édition de l'Oeuvre omnia de
notre Humanité, en1495 : elle est la biographie dans laquelle les auteurs suivants ont
puisé à pleines mains de multiples éléments même des
erreurs grossières. *La biographie plus complète, riche des
sources et rigoureuse pour la recherche de la documentation, très riche de données
ajournées et de lettres et décrits inédits, a été écrite par Flavio de
Bernardo et éditée en 1975, prés de l'Université Gregoriana, dans *Mais comment Campano perdit-il la faveur de Sixte IV ?
Certainement parce qu'il faisait partie des alliés de Florence, lui le gouverneur
pontifical, mais aussi par manque de respect envers le pape, lorsque, en étant à la
Città di Castello assiégée par les troupes pontificales, il lui envoie une lettre
jugée irrespectueuse : Les innocents protestent. Ils nont commis aucune faute
récente (l'ancienne, si vraie faute il y a eut fut règlée en son temps par Paolo II de
sainte mémoire). Ils craignent les troupes adverses et leurs chefs. On dit que ces
innocents sont prêts à renouveler les pactes signés du temps de Paolo II. Ici la
situation est vraiment triste et fait naitre la compassion : un groupe de femmes et
d'enfants en larmes a été poussé hors de la ville, pendant que ceux qui restent sont
prêts à combattre et mourir. Si Votre Sainteté nagit pas autrement, ce qu'il en
est ici, sera-t-il autre chose que du déshonneur ? Ceci ne ressemblera-t-il pas à
la cruauté des Turcs ? Cruauté pas vraiment chrétienne, pas sacerdotale, pas conforme
aux enseignements de notre Sauveur. Quont-ils fait les habitants de Città di
Castello ? Pourquoi sont-ils punis ? Quels motifs donner à cette guerre ? S'il est encore
licite de sen remettre à un jugement, ils le
demandent à Votre Sainteté. Mais je ne crois pas que les attaquants agissent en
exécution des ordres, seulement parce quils sont guidés par la crainte : ceux qui
se croient défiés, ils agissent en prenant des décisions repréhensibles
1 ) Notice biographique de Giovanni Antonio CampanoGiovanni Antonio Campano[1]
est né en que Giovanni Antonio quitte la Campanie pourvu dune bonne connaissance des classiques. En 1452 Campano se rend a Pérouse où il vécut sous la protection de linfluente famille des Baglioni : Le 16 novembre 1455 il fut nommé à la chaire de rhétorique de luniversité de Pérouse. Dans la même année il participa, en qualité dOrateur, à lambassade dobédience envoyée par Pérouse auprès du pape Calliste III. Ceci fut son premier contact avec Rome. Lorsque ensuite, le 19 août 1458, Enea Silvio Piccolomini accéda au
Saint-Siège, avec le nom de Pie II, Campano participa à la légation dobédience
envoyé par la cité à Rome. Peu après, il put de nouveau rencontrer le pape humaniste
à Pérouse quand Pie II, qui se rendant au congrès de Mantoue le rejoignit dans sa ville
avec sa grande suite. En cette occasion, un autre homme de lettre, le Cardinal Giacomo
Ammannati, alors secrétaire pontifical et grand confident du nouveau pape, resta
impressionné par le génie littéraire de Campano et linvita à se joindre à Pendant lété 1465, selon lavis de quelques chercheurs, il dirigea la commémoraison funèbre de Pie II ; selon lavis dautres au contraire, loraison funèbre quil composa fut prononcé durant les funérailles du pontife qui eurent lieu en 1464. Le lien avec le pontife disparu ne lempêcha pas toutefois de chercher à établir de bons rapports avec son successeur Paul II et ceci jusquà ce que, au cours des années, leurs relations se dégradèrent. Le 26 juillet 1471 mourut Paul II et le 9 août son successeur Sixte IV fut élu. Le nouveau pontife accorda à Campano des privilèges, mais bien vite, leurs rapports se gâtèrent et cela spécialement à la suite dune lettre dans laquelle Giovanni Antonio comparait les méthodes militaires du pontife aux actions turques. Comme cela était prévisible, Campano tomba en disgrâce pour le reste de sa vie. Le 15 juillet 1477 à lage de 48 ans il mourut à Sienne où il se trouvait alors et fut enterré dans la cathédrale. Pendant sa vie Campano fut très admiré pour ses dons littéraires, et cette admiration sest poursuivie au cours des siècles grâce à Michele Ferno, lequel prit soin déditer les « Opera omnia » avec lajout dune biographie de Campano[2]. On considère comme indiscutable la valeur de ses uvres historiques, en particulier les biographies de Braccio et de Pie II. La vie de Pie II écrite de 1470 à 1477, démarra avec une claire intention de louange, toutefois, elle revêt aussi un réel intérêt documentaire, se fondant en partie sur les souvenirs personnels de celui qui, comme Campano, avait été pendant longtemps en contact direct avec Picolomini[3]. On ne doit pas sous estimer dans les écrits de Campano, le texte de loraison funèbre pour Pie II, objet de cette étude, puisque cela contribue à éclairer la figure du grand pontife[4]. 2 ) les premiers contacts avec Pie II (1459-1460)En 1459, se tint à Mantoue un congrès des princes chrétiens pour saccorder sur la croisade contre les Turcs. Le 1er février de cette année là, le pape Pie II et sa cour pontificale en voyage vers Mantoue furent accueillis dans la cité de Pérouse. Le pape fut reçu aussi avec un grand enthousiasme par la population parce quil sétait écoulé bien soixante dix ans depuis la dernière visite faite à Pérouse par le pape Boniface IX en 1392[5]. De cet événement extraordinaire Giovanni Antonio Campano, professeur de létude de Pérouse, en fut le témoin. Campano fit même de lévénement une claire description dans la Vita de Pie II et à quelques années de distance se rappela limpression éprouvée à la vue de celui qui serait « son » pape, aller majestueusement sur son « cheval tout blanc », lui-même vêtu de blanc marchant vers la cathédrale, accompagnés sur leurs ailes par les applaudissements populaires[6]. Pie II sarrêta dans la cité dix-neuf jours durant lesquels Campano eut la possibilité de renouveler leur vieille amitié et den nouer de nouvelles : Une des amitiés qui marqua un tournant de sa vie, fut celle avec Giacomo Ammannati, qui suivait le pape à Mantoue en qualité de secrétaire apostolique. Probablement Giovanni Antonio et Giacomo se connaissaient-ils déjà depuis quelques années, mais à Pérouse se tissa entre eux ce lien affectueux qui marqua, ensuite, toute leur vie. De cette importante rencontre, découla la décision de Campano de laisser létude de Pérouse pour entrer dans la curie pontificale. Giacomo Ammannati fit connaître lui-même son nouvel ami au pontife et lui procura un poste de secrétaire auprès du cardinal Filippo Calandrini, évêque de Bologne. La rencontre de Pérouse entre Campano et Pie II ne fut pas la première ; Jai déjà dit que Campano faisait partie de la légation pérousine envoyée à Rome pour lélection de Pie II[7]. Mais il y a plus : dans un long poème, écrit probablement pendant lété 1462, Giovanni Antonio semble affirmer quil avait connu Piccolomini depuis que celui ci était cardinal. Des rapports plus étroits cependant entre Piccolomini et Campano commencèrent sûrement durant les trois semaines où le pape séjourna à Pérouse. Laffection et lestime que Pie II accorda à Campano devait le rendre orgueilleux, car ils venaient dun pape qui fut toujours prudent dans la louange et dans la récompense des fruits de lintelligence dautrui. La cour pontificale parti de Pérouse le 19 février 1459. Après sêtre arrêté deux jours à Corsignano (le village natal prit le nom du pontife et fut alors appelé Pienza), atteint Sienne le 24 février et y resta environ deux mois jusquau 23 avril. A Mantoue Pie II entra le 27 mai suivant. Ferno et sur son témoignage toutes les biographies postérieure, affirmèrent que Giovanni Antonio partit de Pérouse avec le pape et avec lui rejoignit Mantoue. Sur ce point, le biographe milanais, cependant, suscita une telle confusion de date, que faire une reconstruction fidèle se révèle vraiment difficile. Pour avoir quelque informations plus sures il est bon de suivre les indications fournies dans la correspondance de Campano. Dans une lettre écrite au début doctobre 1459 Campano rappelle sa rencontre à Sienne avec Nicodème Tranchedini, envoyé des Sforza à Florence ; Une telle rencontre survint au printemps de la même année et probablement durant les journées où Pie II séjourna dans la cité avec sa cour. Dautres lettres et quelques indices en particulier, assurent la présence de lhumaniste à Mantoue au moins daoût à Octobre 1459[8]. Lhypothèse ensuite que Campano avait assisté personnellement à laccueil joyeux que le pontife reçut de la cité visitée durant le voyage vers Mantoue est confirmée par la description détaillée que fit lauteur, de ces entrées solennelles, dans la Vita. Toutefois, Campano probablement ne se joignit pas de suite à la cour pontificale, mais la rejoignit à Mantoue. Ceci en particulier peut se déduire des deux lettres qui font référence clairement au voyage Pérouse Mantoue. Il est nécessaire cependant de garder présent que le trajet fut effectué deux fois. En effet à lautomne 1459, en retournant à Pérouse, Giovanni Antonio laissa la cité siège du congrès pour une brève période. Un détail distingue les deux voyages : dans le premier, lhumaniste suivit le même itinéraire que la cour pontificale au moins pour le tronçon Bologne Mantoue : Dans le second il rejoint la cour à Ferrare par la mer. Dans une lettre envoyée à Ammannati de Pérouse, Campano écrivit : Je viendrai donc, comme tu commandes, et j'affronterai l'immensité de la mer avec ton auspice et ton guide. La référence à la "mer" pousse à croire que dans la lettre on parle du second voyage vers Mantoue, achevé en automne. Semblable dans son contenu à la lettre envoyée à Giacomo Ammannati, une autre est à adressée à l'ami Maffei. Du contexte il apparaît que Maffei appartenait à la suite du curie pontificale et que Giovanni Antonio n'était pas sûr si il l'aurait atteint à Bologne ou à Mantoue; ceci signifie qui l'humaniste ne voyageait pas en compagnie du pape, au moins dans le premier tronçon de l'itinéraire. L'hypothèse la plus probable est donc, que Campano avait rejoint Mantoue dans un deuxième temps par rapport à Pie II et se trouve seul lors de la fin de ses engagements de létude de Pérouse[9]. Campano entra faire partie de la curie pontificale en qualité de secrétaire et commensal du cardinal Filippo Calandrini, archevêque de Bologne: il s'agissait d'une charge humble, mais qui cependant lui permit de vivre près de Pie II. L'an suivant en 1460 Alessandro Olive, déjà professeur près de la faculté de Pérouse, fut décoré de la pourpre cardinalice; Alors Campano, laissa le secrétariat près de Calandrini et entra au service du cardinal Oliva [1] Une grande partie des notices biographiques de Campano est tirée de F.R. Hausmann, Campano Giovanni Antonio in Dizionario biografico degli italiani, Rome 1974, pp 424-29 ; F. Di Bernardo, Un Vescovo umanista alla corte pontificia. Giannantonio Campano (1429-1477), Roma 1975, pp.19-53. [2]
Johannis Antonii Campani Opera omnia à Michele
Ferno Mediolanensi edita, Romae per Eucharium Silber, 1945. Sur lédition, voir Di Bernardo, Un Vescovo umanista, pp 6-7 [3] La Vita est édité dans Le vite di Pio II de Giovanni Antonio Campano e
Bartolomeo Platina, par les soins de G.C. Zimolo, RIS2, III, 2, Bologna
1964, pp III-XXI. [4]
Campani Opera Omnia, ff 99r-104r [5] Les informations sur les rapports
existants entre Campano et Pie II sont tirés de Un
Vescovo umanista par Di Bernardo, pp 90-138. [6] Le Vite di Pio II. p.31. [7]
Voir Sopra p. 3. [8]
Voir Di Bernardo, Un Vescavo umanista, p.96. [9]
Di Bernardo, Un Vescovo umanista , p.99 |